N°87
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2027/2
Psychiatrie computationnelle
Beaumont Sami, Vinckier Fabien
Appel à contributions
Numéro spécial de la revue Intellectica sur la Psychiatrie computationnelle
Depuis son émergence dans les années 2000, issue d’une volonté de renouveler les perspectives théoriques sur les troubles mentaux, la psychiatrie computationnelle s’est rapidement étendue, au point que la diversité des travaux qui s’en réclament rend aujourd’hui difficile toute définition univoque du champ. A défaut d’une recension exhaustive, il n’est pas inutile d’examiner certaines particularités des approches computationnelles en psychiatrie et d’illustrer leurs abords conceptuels des troubles mentaux, leurs méthodes et leurs limites. C’est l’enjeu de ce numéro spécial de la revue Intellectica.
Depuis qu’elle a privilégié, avec le DSM-III au début des années 1980, une nosographie descriptive et agnostique quant à l’étiologie, la psychiatrie reste en quête d’un cadre explicatif susceptible de mettre au jour les mécanismes reliant les manifestations cliniques aux processus biologiques qui les sous-tendent. Les avancées majeures de la génétique et de l’imagerie ont profondément renouvelé notre compréhension de la physiopathologie des troubles mentaux, sans toutefois produire la révolution clinique espérée : faute de biomarqueurs suffisamment robustes et informatifs à l’échelle individuelle, le diagnostic et la personnalisation des traitements continuent de reposer principalement sur l’évaluation clinique et psychométrique.
Ce constat a pu contribuer à creuser davantage l’écart entre pratique clinique et investigation scientifique au niveau fondamental, et parfois, à une remise en question du projet de la psychiatrie biologique. La psychiatrie computationnelle a émergé au sein de ce paradigme, ne se définissant ni par un niveau d’analyse privilégié – génétique, neuronal ou comportemental – ni par une modalité d’investigation particulière – imagerie, tâches expérimentales ou questionnaires –, mais par le recours à des modèles formels pour étudier les phénomènes psychiatriques, poursuivant l’objectif de transférer les résultats des neurosciences et de la psychologie expérimentale à la pratique clinique.
Ce numéro aura pour vocation d’explorer la diversité des approches computationnelles en psychiatrie, leur apport dans la compréhension fondamentale des troubles mentaux, et les obstacles qui empêchent encore l’application de ses résultats à la pratique clinique. Les contributions recherchées pourront correspondre à l'une ou plusieurs des catégories suivantes (liste non exhaustive) :
1. Propositions théoriques concernant des syndromes psychiatriques et leurs substrats neurobiologiques
2. Apports et limites du phénotypage computationnel dans une perspective transnosographique
3. Enjeux méthodologiques spécifiques aux outils computationnels en psychiatrie
4. Perspective historique et épistémologique sur les méthodes computationnelles en psychiatrie
Modalités de soumission
Numéro coordonné par Sami Beaumont (sami.beaumont@ghu-paris.fr) et Fabien Vinckier (f.vinckier@ghu-paris.fr)
- Articles en français ou en anglais (pour les autrices et auteurs non francophones)
- Longueur attendue : entre 12 et 20 pages
- Instructions complètes aux auteurs : https://intellectica.org/fr/auteurs
- Date limite de soumission : 31/03/2027
- Date de parution envisagée : 31/12/2027
Numéro spécial de la revue Intellectica sur la Psychiatrie computationnelle
Depuis son émergence dans les années 2000, issue d’une volonté de renouveler les perspectives théoriques sur les troubles mentaux, la psychiatrie computationnelle s’est rapidement étendue, au point que la diversité des travaux qui s’en réclament rend aujourd’hui difficile toute définition univoque du champ. A défaut d’une recension exhaustive, il n’est pas inutile d’examiner certaines particularités des approches computationnelles en psychiatrie et d’illustrer leurs abords conceptuels des troubles mentaux, leurs méthodes et leurs limites. C’est l’enjeu de ce numéro spécial de la revue Intellectica.
Depuis qu’elle a privilégié, avec le DSM-III au début des années 1980, une nosographie descriptive et agnostique quant à l’étiologie, la psychiatrie reste en quête d’un cadre explicatif susceptible de mettre au jour les mécanismes reliant les manifestations cliniques aux processus biologiques qui les sous-tendent. Les avancées majeures de la génétique et de l’imagerie ont profondément renouvelé notre compréhension de la physiopathologie des troubles mentaux, sans toutefois produire la révolution clinique espérée : faute de biomarqueurs suffisamment robustes et informatifs à l’échelle individuelle, le diagnostic et la personnalisation des traitements continuent de reposer principalement sur l’évaluation clinique et psychométrique.
Ce constat a pu contribuer à creuser davantage l’écart entre pratique clinique et investigation scientifique au niveau fondamental, et parfois, à une remise en question du projet de la psychiatrie biologique. La psychiatrie computationnelle a émergé au sein de ce paradigme, ne se définissant ni par un niveau d’analyse privilégié – génétique, neuronal ou comportemental – ni par une modalité d’investigation particulière – imagerie, tâches expérimentales ou questionnaires –, mais par le recours à des modèles formels pour étudier les phénomènes psychiatriques, poursuivant l’objectif de transférer les résultats des neurosciences et de la psychologie expérimentale à la pratique clinique.
Ce numéro aura pour vocation d’explorer la diversité des approches computationnelles en psychiatrie, leur apport dans la compréhension fondamentale des troubles mentaux, et les obstacles qui empêchent encore l’application de ses résultats à la pratique clinique. Les contributions recherchées pourront correspondre à l'une ou plusieurs des catégories suivantes (liste non exhaustive) :
1. Propositions théoriques concernant des syndromes psychiatriques et leurs substrats neurobiologiques
2. Apports et limites du phénotypage computationnel dans une perspective transnosographique
3. Enjeux méthodologiques spécifiques aux outils computationnels en psychiatrie
4. Perspective historique et épistémologique sur les méthodes computationnelles en psychiatrie
Modalités de soumission
Numéro coordonné par Sami Beaumont (sami.beaumont@ghu-paris.fr) et Fabien Vinckier (f.vinckier@ghu-paris.fr)
- Articles en français ou en anglais (pour les autrices et auteurs non francophones)
- Longueur attendue : entre 12 et 20 pages
- Instructions complètes aux auteurs : https://intellectica.org/fr/auteurs
- Date limite de soumission : 31/03/2027
- Date de parution envisagée : 31/12/2027